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Le vin
Il y a, dans le Bucciarelli Gandino 2017, une manière de faire passer la tradition avant les modes. Ce rouge biologique de Toscane associe la cerise mûre et la prune à des nuances épicées, vanillées et boisées, puis s’attarde sur le chocolat noir et la terre. Je le recommande si tu cherches un vin structuré, mais dont la texture soyeuse garde de la fraîcheur.
Issu de l’Antico Podere Casanova, le Gandino est présenté en IGP Rosso Toscana. Ses raisins viennent de vignobles certifiés biologiques installés sur les coteaux toscans, dans un climat tempéré et des sols fertiles. Les vendanges sont manuelles : seuls les plus beaux raisins sont retenus, avec une sélection de Sangiovese et de Canaiolo. L’assemblage réunit 90 % de Sangiovese et 10 % de Canaiolo, deux cépages qui ancrent cette cuvée dans le patrimoine viticole de la région.
L’histoire du Gandino remonte aux années 1990. Alors que les cépages autochtones et les fûts traditionnels de châtaignier perdaient la faveur du moment, Ezio Bucciarelli choisit de rester attaché au caractère du terroir et à l’esprit du Chianti Classico. Il crée ce vin comme un hommage aux racines toscanes, à partir de variétés locales et avec un élevage en bois. Son nom associe « Gano » et « Dino », les deux premiers membres de la famille Bucciarelli à avoir dirigé le domaine. La cuvée n’est produite que lors de millésimes sélectionnés.
En cave, les raisins sont délicatement pressés puis fermentés en cuves d’acier inoxydable, afin de préserver leur expression fruitée. L’élevage en bois apporte ensuite de la structure et de la complexité. Une précision mérite d’être conservée : les informations disponibles mentionnent huit mois en fûts de chêne, tandis que le récit de la cuvée évoque des fûts de châtaignier. Je retiens donc le point commun confirmé, un passage en bois, sans trancher sur l’essence utilisée pour ce millésime.
Dans le verre, sa robe est d’un rubis profond. Le nez mêle les arômes intenses de cerise mûre et de prune juteuse à des épices délicates, puis à des notes de vanille et de bois. En bouche, la texture soyeuse s’équilibre entre une acidité fraîche et des tanins raffinés. La finale persiste sur le chocolat noir et des nuances terreuses. L’ensemble dessine un profil harmonieux et bien structuré : le fruit reste lisible, tandis que l’élevage accompagne le vin sans effacer son origine.
Je le servirais avec une planche de charcuterie, accord indiqué pour ce vin et compagnon naturel de ses tanins délicats et de son fruit mûr. Il trouvera sa place lors d’un repas sans cérémonie, quand tu as envie de prendre le temps de suivre ses arômes du premier nez à la finale. Une bouteille à ouvrir pour partager un peu de cette Toscane attachée à ses cépages et à ses gestes anciens.
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