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Pour reconnaître une bottarga artisanale, commence par l’étiquette et achète-la si possible entière, en poche : l’aspect seul ne prouve pas le mode de fabrication. Pour une bottarga di muggine, cherche la mention du mulet, ou cefalo, et une liste d’ingrédients courte — œufs de poisson et sel. Le nom du producteur, le lieu de pêche ou de transformation et un numéro de lot sont de meilleurs indices qu’un simple mot « artisanale », qui ne garantit pas à lui seul une méthode particulière.
À l’œil, la poche doit être intacte, assez ferme et sèche en surface, avec une teinte allant de l’ambre au brun doré. À la coupe, les œufs forment une chair compacte ; une légère variation de couleur est normale. Méfie-toi surtout d’une odeur aigre ou ammoniaquée, d’une surface humide ou d’une poche abîmée. Une couleur très régulière ou une présentation soignée ne suffisent toutefois pas à juger la qualité. La bottarga râpée, elle, est plus difficile à évaluer : privilégie un pot qui précise clairement l’espèce et le fabricant.
En Maremme, tu peux chercher la bottarga de mulet d’Orbetello et demander précisément où le poisson a été pêché et où les poches ont été travaillées. Une bottarga produite ailleurs n’est pas forcément moins bonne, mais elle ne vient pas pour autant de la lagune. Enfin, le goût doit être salin et marin, sans amertume agressive : si tu peux, goûte une fine tranche avant d’acheter.
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